On pourrait croire futile de le préciser

extrait du supplément de Fenêtres sur cours « ce qu’il faut savoir » édité par le SNUippFSU

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On pourrait croire inutile de le préciser ou dire que c’est une évidence…

Et bien non. Nombre de collègues rencontrent des difficultés quotidiennes en raison de rapport « directeur d’école / adjoint » qui ne sont pas fondés sur le dialogue et la coopération.

 

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« 6 ans après ma première demande de mutation, je commence à être exaspérée par ce système qui ne satisfait personne(ni l’Yonne, ni la Saône et Loire, ni moi). »

Je vous écris ce mail car comme le dit le journal de Saône et Loire du 20 septembre, « la pilule a du mal à passer ».
Je suis en disponibilité depuis septembre 2016 pour rapprochement de conjoint en Saône et Loire. J’ai été titularisée en 2012 dans l’Yonne, département dont je n’obtiens pas la sortie…
Je ne sers donc plus à rien dans l’Yonne car je n’y retournerai pas (la DASEN en a été informée dans mon dernier courrier d’exéat) et je ne sers à rien non plus en Saône et Loire où je suis actuellement animatrice en centre de loisirs .
J’ai entendu, accepté beaucoup de raisons que l’on m’a donné mais aujourd’hui, 6 ans après ma première demande de mutation, je commence à être exaspérée par ce système qui ne satisfait personne(ni l’Yonne, ni la Saône et Loire, ni moi).
Ma vie de couple a souffert de nos 5 années d’éloignement mais nous avons refusé de nous marier, de faire des enfants « pour être mutée »… Nous nous sommes tout de même pacsés en 2015 mais après déjà 4 années de séparation non comptabilisées.
A 31 ans, je souhaiterais aujourd’hui enfin concilier vie de famille et vie professionnelle épanouissante.
Je suis une enseignante passionnée, investie avec 5 ans d’expérience de la PS au CM2 en passant par la CLIS et les intérims de direction… et l’EN préfère recruter des contractuels non diplômés… cela m’exaspère.
Lire dans les journaux locaux que la Saône et Loire manque d’enseignants et recrute via Pôle Emploi est un coup de massue.
Je voudrais souligner également la répercution de tels articles sur le moral car un grand nombre de personnes extérieures à l’EN ne comprennent pas cette gestion du personnel et je dois alors sans cesse justifier mon statut.
Aujourd’hui je vis donc toujours dans l’attente de pouvoir enfin exercer mon métier au sein de l’EN pendant que certains enfants manquent d’enseignants à quelques pas de chez moi…
J’espère que le combat pour le recrutement des listes complémentaires aura gain de cause mais servira à muter les personnes qui demandent depuis longtemps à sortir de l’Yonne.
Il me semble que le nombre d’années de demande devrait être bien plus valorisé qu’il ne l’est, cela est tout aussi important que les rapprochements de conjoint.

Je sais qu’il n’existe pas de solutions miracles mais j’espère que je serai entendue.

Témoignage d’une enseignante

Défense des droits des personnels, le Snuipp89-FSU est mobilisé sur cette question, lire ICI

Jour de rentrée

Jour de rentrée

Ma mère m’a dit : « Cette année, tu vas aller en Grande Section. Soit sage et écoute bien la maîtresse. »

La maîtresse des Grands nous a fait asseoir sur les bancs en carré devant le tableau blanc et elle nous a dit : « Vous êtes dans la classe des Grands, à présent. ».

Les Grands, on les connaît. Les garçons, ils courent partout dans la cour de récréation en criant « À l’attaque ! » et les filles, elles jouent à des jeux sublimes qu’on regarde de loin avec admiration. Mais j’avais beau regarder partout, je ne les voyais pas, les Grands. Alors, j’ai demandé à la maîtresse : « Ils sont où, les Grands ? » Elle m’a regardé, elle a réfléchi un petit peu puis elle a dit : « C’est vrai ça, où sont-ils les Grands ? » (les maîtresses, elles parlent comme ça, elles disent « où sont-ils » au lieu de « ils sont où », mais on comprend quand même). Alors Romuald, il a dit : « Ils sont partis au CP ». Romuald, il sait toujours tout. Il répond toujours en faisant son beau gosse. Il m’énerve un peu. La maîtresse a repris : « Oui, ils sont au CP. Maintenant, les Grands, c’est vous. »

À la récréation, Romuald est sorti en premier. Il a bien regardé la cour et quand il a été bien sûr qu’il ne restait plus de Grands (ceux d’avant), il a dit à sa bande : « Bon, on va jouer à l’attaque ». Avec Noémie, on a fait le tour de la cour. On a vu les Petits. Ils étaient, mais vraiment trop drôles avec leurs grosses têtes rondes et leurs petites jambes. Ils étaient serrés autour de leur maîtresse. Dans le bac à sable, il y en avait un, tout seul, qui pelletait du sable en pleurant. Avec Noémie, on s’est assises à côté de lui et on lui a dit : « Ne pleure pas. On va te protéger. On est les Grands. »

89Maëva pcc Denis Martin

2nd mouvement

Quand tu reçois la liste des postes le vendredi 30 juin  à 16 heures et que tu dois faire tes vœux avant lundi  3 juillet 7h30… tu te dis que sur la feuille de paie il devrait écrire « + 120h, week-end compris! »

Si on ajoute à cela que les résultats seront connus le vendredi 7 juillet, dernier jour d’école, pas sur que tout les enseignants puissent être en vacances le 7 juillet en fin d’après-midi.

Le SNUipp-FSU89 se mobilise :

Prenez le temps de nous envoyer vos doubles (snu89@snuipp.fr)

et vendredi, dès la fin de la réunion, vous pourrez nous appeler : 0386460001

ou passer à notre local au 2 avenue Courbet à Auxerre.

A temps partiel de droit? Oui, mais c’est la DSDEN qui choisit la quotité…

On pourrait croire que le choix de travailler à mi-temps  repose sur un projet familial, un choix financier aussi, balançant entre la baisse de la rémunération et le temps à disposition de notre vie personnel…

Pas dans l’Yonne! Les collègues ayant demandés un mi-temps (de droit) ont été reçus par leur IEN pour présenter leurs « motivations ». La DSDEN choisira ensuite d’attribuer un 50% ou 80%… Quand on vous dit que dans l’Yonne on a moins de droits!

Assez de cette situation? Soutenez le SNUipp-FSU dans la défense des droits des personnels en signant la carte postale à la DASEN.